Sur un socle de verts tendres émerge un premier rayonnement, comme la mousse qui, aux creux des fissures, répond aux promesses du jour. Des touches de jaune clair montent en lignes délicates telles de jeunes pousses perçant la roche encore humide de rosée. La matière se creuse et s’élève en une géographie vivante, sol nourricier d’une forêt naissante.
Tout s’éveille, sans bruit mais avec force : un printemps qui, pierre après pierre, l’emporte sur le silence de l’hiver.