Œuvre

Sans Identité

Sous la fougue du geste, les couches successives se font et se défont, composant un territoire intérieur où l’être se complexifie pour mieux se dérober. Le trouble des stries, tour à tour nettes et estompées, incarne l’effacement des contours : ici, nul visage ne se dessine, nul nom ne se fixe.

L’œuvre interroge ce qui nous définit, sur les limites que nous traçons, celles que nous laissons s’effacer avec le temps. Dans l’abandon de toute forme reconnaissable, la force du trait devient le seul repère, face au mystère d’une identité mouvante, insaisissable.